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Nos revendications se groupent en deux catégories
:
- celles de nature politique, dont traite le présent
éditorial,
- et les autres (à caractère technique, administratif,
fiscal; pensions ; problèmes d’enseignement,
etc.).
1. A présent qu’a été
obtenu – au terme d’un long combat –
le droit de vote, simplifié et gratuit, au niveau fédéral,
l’U.F.B.E. revendiquera pour les expatriés le
droit de vote aux élections régionales et communautaires.
L’évolution institutionnelle de la Belgique
(démembrement des compétences de l’Etat
central et attribution de compétences toujours plus
larges aux entités fédérées) justifie
que soit réclamée la participation des expatriés
(si du moins on les considère comme des citoyens à
part entière) à tous les scrutins : fédéral,
communautaire et régional (sauf, évidemment,
le scrutin communal : les citoyens européens ayant
le droit de participer aux élections municipales dans
leur pays de résidence).
2. Le second objectif de l’U.F.B.E.
est d’obtenir une représentation politique
spécifique des Belges expatriés. Par
des élus directs ou cooptés ? Dans le(s)quel(s)
des six parlements que compte la Belgique (Etat fédéral,
Flandre, Communauté française, Région
wallonne, Région de Bruxelles-Capitale, Communauté
germanophone) ? Que ces modalités restent à
définir (et qu’elles doivent l’être
difficilement) n’affecte en rien la question de principe
: les Belges expatriés ne peuvent pas élire
et envoyer des représentants à une Assemblée
parlementaire, comme le font, notamment, les expatriés
français, italiens et portugais.
En Italie, en effet, les expatriés élisent
12 députés et 6 sénateurs. A Lisbonne,
4 des 230 membres de l’Assemblée sont élus
par les Portugais de l’étranger. En France, 12
sénateurs représentent les « Français,
établis hors de France ».
3. La modification de la loi du 28
juin 1984 sur la nationalité constitue notre
troisième objectif politique. Le Belge expatrié
qui acquiert volontairement une nationalité étrangère
se voit pénaliser par le retrait de sa nationalité
d’origine. Cette sanction est d’autant plus aberrante
que la Belgique (dont on nous rappelle souvent qu’elle
est opposée à la bipatridie) accorde (de plus
en plus fréquemment ces dernières années)
sa nationalité à des étrangers dont elle
n’exige pas qu’ils renoncent à leur nationalité
d’origine. La Belgique a ainsi créé en
dix ans quelque 200.000 bipatrides, tout en refusant à
ses nationaux d’origine le droit à la double
nationalité !
L’U.F.B.E. est bien décidée, à
la demande – notamment – d’un grand nombre
de ses membres, à faire cesser cette anomalie, cette
inconséquence, cette discrimination.
4. L’indemnisation des victimes
d’événements survenus en Afrique centrale
constitue une autre de nos revendications. Après les
excuses et regrets du gouvernement belge à l’égard
du Rwanda, du peuple congolais et de la famille Lumumba, il
est temps que les Belges victimes dans ces pays reçoivent
eux aussi excuses et indemnisation. Ce thème fait d’ailleurs
l’objet d’un article figurant sur cette même
page.
Telles sont les
revendications que l’U.F.B.E. a présentées
lors de ses contacts avec les partis politiques dans la perspective
des élections législatives fédérales
de juin 2003, et qu'elle présentera aux mandataires
politiques (parlementaires; ministres) issus du dernier scrutin.
Les autres revendications
de l’U.F.B.E.
Quant à nos autres revendications, elles ont un caractère
technique, administratif, fiscal, social.
Dans l’ordre administratif, notre seule revendication,
actuellement concerne : la validité des plaques de
transit et temporaires.
Parmi les problèmes fiscaux, l’U.F.B.E.
épingle :
- l’exigence du Ministère des Finances d’un
séjour de 24 mois au moins au même endroit
pour pouvoir bénéficier du statut fiscal de
non-résident;
- la tranche du revenu cadastral non imposable à
l’I.N.R. (Impositions des Non Résidents);
- les délais de réponse aux courriers fiscaux
(trop courts pour les non résidents).
En matière d’enseignement, nos
revendications concernent :
- le coût exorbitant de l’enseignement primaire
et secondaire dans les écoles de qualité à
l’étranger ;
- le délai (trop hâtif) d’introduction
des demandes d’équivalence ou d’homologation
;
- l’absence en Belgique d’internats gardant
les enfants tous les week-ends ;
- l’absence d’écoles dont le programme
permettrait la transition entre les programmes belges et
ceux des bacs français et international ;
- l’absence d’allocations de chômage
d’attente pour les jeunes ayant terminé leurs
études à l'étranger même si leur
diplôme (un des bacs, par exemple) est reconnu par
la Belgique.
Parmi les problèmes des pensionnés expatriés,
l’U.F.B.E. retient :
- celui des assurances complémentaires de soins
de santé lors d’un changement de pays de résidence;
- l’envoi des certificats de vie au départ
de pays où la poste est peu fiable;
- le mode de paiement des pensions dans des pays où
la poste et le système bancaire sont déficients.
Un grave problème social est celui des Belges expatriés
tombés dans la misère. Le rapatriement est évidemment
la solution qui permet aux intéressés de bénéficier
des différentes formes d’assistance organisées
en Belgique. Le cas de ceux dont le rapatriement briserait
les dernière racines et liens sur place devrait trouver
une solution au niveau de la Communauté Wallonie-Bruxelles.
Jusqu’il y a 15 ans, une assistance financière
était prévue et organisée au niveau des
postes diplomatiques au moyen d’un fonds spécial
d’aide. L’accès à celui-ci a été
rendu impossible par un rappel des conditions d’octroi
non respectées jusque là et par la communautarisation
des matières personnalisables.
Tels sont les domaines où l’U.F.B.E. exerce
– et continuera d’exercer – une action de
lobbying auprès des responsables du monde politique
et de l’administration.
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